Un commutateur audio

Aujourd’hui nous réalisons un appareil qui répond à un besoin exprimé par mon épouse, compositrice, qui enregistre ses propres musiques au piano:

Il faut pouvoir commuter un haut parleur entre, d’un coté, le piano, et de l’autre coté, l’ordinateur familial.

Le principe est très simple, un petit boitier contiendra 3 jacks stéréo et un inverseur à deux circuits. En prévision, je construis un double inverseur, qui utilise donc 6 jacks et deux inverseurs.

La première étape est le percement du boitier pour faire passer toute la connectique. Il faut faire des tracés pour positionner les éléments. Pour ne pas abîmer le boitier, j’ai choisi de faire ces tracés sur du scotch, collé au boitier. De cette manière, en enlevant le scotch, les tracés disparaitront totalement. Voici ce que ça donne pour le couvercle:

Audio switch : traces de dessins
Les tracés au feutre sur les zones scotchées


Une fois que les trous sont faits, il suffit de retirer le scotch:

Audio Switch: perçages
Perçages après le retrait du scotch

On peut maintenant passer à la fixation des connecteurs, des inverseurs, et à leur câblage.

Un petit mot sur le câblage: il est très facile de câbler un montage en mode “plat de spaghettis” où tous les fils sont mélangés sans ordre. Pour ce montage j’ai voulu faire les choses correctement et router les fils de manière “harmonieuse” en les attachant sur leur parcours. Cette méthode de câblage est ancienne, on en trouve plein d’exemples dans les anciens postes de radio, par exemple. Les fils étaient attachés ensemble par une ficelle en coton suiffée (pour qu’elle ne glisse pas). Le résultat est très professionnel! Dans mon cas c’est un peu moins pro, j’ai utilisé du fil à wrapper pour faire le faisceau:

Audio switch: câblage en faisceau
Le câblage en faisceau fait moins “bazar” que le câblage “plat de spaghettis”.

Les jacks audio sont vissés dans le plastique, mais certains sont mieux fixés que d’autres; pour éviter tout problème à l’insertion des jacks, j’ai décidé de coller ces connecteurs avec de l’araldite. C’est une colle à deux composants (résine+durcisseur) particulièrement résistante, surtout aux chocs. La super-glue (cyanoacrylate) ne survivrait pas à de nombreux cycles d’insertion/arrachement de jacks. La colle est déposée autour des connecteurs:

Audio switch: collage des connecteurs
La colle araldite est visqueuse, elle s’étale autour des connecteurs.

Et voila un commutateur terminé! L’intérieur ne se voit plus, mais la satisfaction est là: ce montage est bien câblé!

Audio switch: terminé
Le switch terminé, avec un jack branché.

La dernière étape sera le collage d’étiquettes utiles, mais il faut d’abord le tester, et savoir si ma chère compositrice en est satisfaite!