Archives de catégorie : Actualités

Cette catégorie regroupe tous les articles dans lesquels je décris les actualités de mon domaine.

Ménage de printemps

Bon, reprenons.

Suppression des plugins inutiles: check

Suppression des vieilles pages/articles jamais publiés et obsolètes: check

Suppression des catégories inutiles: check

Je refais vivre ce bloug, sur un mode plus simple: je n’ai pas le temps de faire de longs articles. Alors je vais faire:

-une page par projet, que je mets a jour.

-des mini-articles pour dire ce qui a changé.

 

Je n’ai pas été très sérieux avec ce blog, le temps passe si vite, et c’est si facile de remettre a plus tard l’écriture d’articles. Surtout que j’ai un super prétexte maintenant avec ma fille qui prend encore plus de temps.

Je connais plein de trucs, c’est bien,  c’est au chaud dans ma tête, mais je continue a trouver dommage de ne pas publier ce que je connais. Faisons donc de ce blog un gros dump de mes bricolages.

Je ne prétends pas être le nouveau wikipédia de l’Electronique et du bricolage, mais ce que je fais/connais peut inspirer des projets a d’autres, alors pourquoi pas.

reboot!

Fast-forward

Je n’avais rien écrit depuis six mois.

Boudiou! déja!

Bon, faut pas croire que je n’ai rien fait! Je suis plutôt actif sur twitter, que j’aime bien car il permet de partager spontanément mes projets.

On parlera aujourd’hui d’OL 13 cm, de goodfet, d’open bidouille camp, de CJ, de brushless, de turbines, de fonderie, de l’Electrolab, et du nouveau thème.

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Interlude: ça oscille

Hello

Petite interruption dans le flux de mes projets: des copains radioamateurs et amateurs de micro-ondes sont en train de faire un projet de transverter (translateur de fréquence) pour trafiquer sur la bande des 13 cm (2300-2450 MHz) à partir d’un poste UHF (~432 MHz). Ceci nécessite la réalisation d’un oscillateur à environ 2 GHz. Non, vous pouvez ranger le NE555.

J’avais dit que je me concentrais, mais c’est différent: c’est pas une distraction sans avenir, c’est un vrai projet pour aider un grand nombre de personnes!

Pour y arriver, on prend un VCO commercial (oscillateur à fréquence variable… un peu n’importe comment), et on n’y ajoute (non, pas un potentiomètre), une PLL, qui permet d’asservir la fréquence du VCO à une autre fréquence de référence plus gérable, ici 10 Mhz (parce que c’est une valeur de référence classique).

Pour vous y retrouver, c’est comme un thermostat, mais on règle pas une température, on règle une fréquence d’oscillation.

Je suis donc en train de reprendre un projet existant pour l’améliorer et le tailler à nos besoins.

Le résultat va être un kit, si tout se passe bien il y aura environ 100 commandes. Mais c’est en fait une commande groupée, le but n’est pas commercial. Cette fois, c’est moi qui gère l’orga, avec l’aide de quelques potes. Un sacré boulot en perspective, surtout pour le dispatch!

Je reste volontairement flou sur la page du projet, elle est faite avant tout pour les gens concernés qui sauront y trouver les infos qui les intéressent. Si vous savez vraiment de quoi il s’agit, et que vous voulez participer à la commande, N’hésitez pas à me contacter par ce site pour en discuter.

C’est ici: http://www.f4grx.net/ol13

73,

Sébastien F4GRX.

Résumé du 3D Print Show Paris 2013

Ca faisait longtemps que je n’avais rien écrit n’est ce pas? Et en plus pour m’aider, firefox et wordpress viennent de me jouer un coup combiné en plantant, puis en me faisant perdre intégralement 2 heures d’article que je venais de rédiger. Ma motivation en a pris un sacré coup, désolé si cet article est un peu rapide 🙁

Donc oui… Rien écrit mais pas inactif, j’ai consacré mon temps à la création… Et il est précieux ce temps, je peux seulement utiliser le mardi (et parfois le jeudi) pour faire de la mécanique à l’Electrolab, et le week end pour faire tourner la fraiseuse (sinon les voisins vont me détester). Le reste des soirées, c’est modélisation, imagination, réflexion, et repos (aussi, un peu, parfois).

Le 3D Print Show Paris 2013

Et balade, parce qu’il y a quelques semaines, c’était le 3D Print Show Paris, et que je suis allé voir à quoi ça ressemblait, ce qui a été l’occasion de rencontrer quelques twitteurs, @hugokernel et @alf_arobase en particulier. Le salon a été rigolo, et certains points assez décevants: une fois qu’on a vu une imprimante, on en a vu 10, parce que 8 d’entre elles sont basées sur la makerbot et les deux autres sont sans intérêt: un industriel doté de millions de dollars est censé savoir faire suffisamment de R&D pour pondre une imprimante 3D… La preuve, plein de startups y arrivent… mais ce n’est pas seulement la machine qui fait l’impression 3D… L’esprit de son créateur, les services associés, tout cela contribue à rendre une aventure intéressante.

Toutes les imprimantes ne se valent pourtant pas en qualité, la pire qu’il m’a donné été de voir étant probablement celle de Pearl, un vendeur d’Electronique “cheap”, qui a donc produit une imprimante “cheap” au look de Playmobil, je veux même pas voir les logiciels… Oui, ça imprime, mais alors… On fera pas grand chose de plus que des jouets avec ça. De manière très amusante, il faut d’ailleurs remarquer que le prix de la machine n’a que très peu souvent de rapport avec la réelle qualité d’impression…

3D Print Show Paris: La tentative Pearl
3D Print Show Paris: La tentative Pearl. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Stand suivant en partant par le bas, makerbot, tiens allons voir le traître sous le nez, eh bien c’est pas joli joli, les roulements à billes linéaires ont dû sembler trop chers, alors on a choisi des paliers en laiton fritté, qui s’usent plus vite et prennent du jeu, c’est bien dommage pour tous ces acheteurs naifs qui leur ont fait confiance…

Makerbot crappy sintered "linear bearings"
Makerbot crappy sintered “linear bearings”. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

 

Coté Ultimaker par contre, ce n’est pas la même chanson, cette entreprise semble se souvenir de ses origines open source et bon esprit, et avait installé un mur d’imprimantes qui fabriquait en boucle (gratuitement) des bracelets. Je crois que c’était les seuls qui ont fait ça… On reste donc avec une entreprise généreuse focalisée sur la qualité et le respect de ses utilisateurs, qui produit de bonnes machines, du bon logiciel (cura slicer) et ne se moque pas de ceux qui leur ont fait confiance. L’Ultimaker 2 était présentée, “belle machine qui ferait joli dans un fablab” dit on à coté de moi, marrant, perso je m’intéresse plus à la qualité d’impression qu’à la décoration… Et c’est sûr, elle imprime bien. Si je n’étais pas parti sur ma conception perso, celle ci aurait été dans ma short list.

Beaucoup de monde au mur d'imprimantes Ultimaker
Beaucoup de monde au mur d’imprimantes Ultimaker. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

L'Ultimaker 2
L’Ultimaker 2. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Bon, il y avait plein d’autres sociétés, par exemple Dood Studios déja rencontrés à W2C13, qui font une imprimante bien sympa, open source, et accompagnée de services de formation, mais les autres… boaf, on attend des machines qui marchent, quoi…

Les gens sympas se reconnaissent à l'encombrement du stand. @doodstudios
Les gens sympas se reconnaissent à l’encombrement du stand. Bravo les gars. @doodstudios . Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Il fallait aussi noter deux participations très intéressantes, Reprap et InMoov.

Le projet Reprap était incarné par Emmanuel Gilloz, le père génial de la Foldarap, et Alain Skiba, fondateur de 3D Print Skin, un service collaboratif d’impression 3D. Ils étaient prêts à boycotter le show en raison de la présence exclusive d’industriels, mais ont finalement décidé de faire entendre leur voix. Nous les en remercions beaucoup, et nous n’oublierons pas de faire la morale à tous les autres, qui ont parfois oublié que sans le projet RepRap et la communauté démarrée par Adrian Bowyer est à la base de leur présence au show. Pas de RepRap, pas de popularisation de l’impression 3D, pas de business global dans cette branche…

3D Print Show Paris : Emmanuel Gilloz @WatsDesign sur le stand RepRap
3D Print Show Paris : Emmanuel Gilloz @Watsdesign sur le stand RepRap. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Alain Skiba, @3dprintskin
Alain Skiba, @3dprintskin . Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

La foldarap, une des meilleures machines open source. Compacte et pliable!
La foldarap, une des meilleures machines open source. Compacte et pliable! Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Notons finalement la présence du robot InMoov et de son créateur Gael Langevin. Cette machine est vraiment merveilleuse; son concepteur a fait un travail fantastique de modélisation de formes humaines. Le visage et les volumes corporels sont particulièrement bien réussis, le robot a une apparence très sympathique, et le logiciel de pilotage commence à faire des choses très intéressantes (Le pilotage à la voix est l’une d’entre elles). Gael était très gentil, j’ai beaucoup apprécié les discussion avec lui; je suis ce projet depuis un moment sur le blog du projet, et j’étais très content de pouvoir le féliciter. Encore bravo, superbe réalisation!

InMoov et son concepteur
InMoov et Gael Langevin, son concepteur. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Le robot est piloté par des servomoteurs, utilisés d’une manière particulièrement créative, c’est à dire en déportant le potentiomètre de recopie sur l’axe piloté, ce qui, en mot simples, permet une démultiplication de la force des servomoteurs, et des mouvements amples et fluides. Le tout est commandé par une bonne quantité d’arduinos et de hubs usb. Les yeux sont faits de caméras, qui servent à détecter et suivre des objets.

InMoov: une partie de l'électronique
InMoov: une partie de l’électronique. Photo By Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Pour finir, ils présentaient également un bras dont chaque doigt était indépendant, le tout piloté par un contrôleur Leap Motion:

Bras InMoov piloté par LeapMotion
Bras InMoov piloté par LeapMotion. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Bon, il y avait aussi une salle “artistique” avec des choses imprimées en frittage de poudre par quelque gros industriel. C’est joli, oui. Avant, on savait faire pareil en scultptant une branche d’olivier avec quelques limes et ciseaux à bois… Mais bon, les amateurs apprécieront!

Un oiseau artistique
Un oiseau artistique. Photo by Sebastien F4GRX, CC-BY-NC-SA

Le reste des images est hébergé sur mon dropbox OVH. si la publication expire, demandez moi de la remettre en ligne. Toutes les photos que j’ai fait au 3D Print Show sont exclusivement disponibles sous licence Creative Commons – Attribution – Non Commercial – Share Alike (CC-BY-NC-SA), sauf autorisation écrite de l’auteur, Sébastien F4GRX.

 

 Conclusion

J’ai passé 2 jours bien sympas, même si tous les exposants n’avaient pas tous des trucs merveilleux à offrir. Il faut dire que je fais partie d’une espèce un peu spéciale, celle des ingénieurs, et que j’ai donc des attentes assez exigeantes sur ce qu’est un bon objet technique. Il m’est facile de détecter les défauts quand je sais ce que je cherche, et je suis allergique au blabla. Donc tout ce qui mettait en avant le blabla pour cacher des défauts m’a donné des boutons qui grattent, et j’ai tendance à parler de ça…

Malgré tout j’ai pu faire de bons contacts avec des gens intéressants, et toutes ces machines qui tournent m’ont bien inspiré et donné des idées que j’appliquerai sur mon modèle… Ou que j’éviterai d’appliquer!

A demain pour la description de l’avancement de ma propre machine.

Les objets du week end

Cette semaine a vu pas mal d’avancement sur plusieurs projets. Je n’ai pas exactement respecté le planning que je m’étais fixé dans le dernier article, mais ce n’est pas grave. J’avance sur mes projets au rythme de mon inspiration et de mes possibilités. Ce qui est plus important est de rester actif et d’avoir en vue l’ensemble des projets, pour être réactif et saisir les occasions d’avancer sur chacun.

Impression 3D

Cette semaine avait lieu le Web2Connect, un salon du blogging et des activités en ligne. Il y avait beaucoup de conférences, je n’en ai suivi que quelques unes (Bitcoin, Sécurité web, etc) et j’ai passé beaucoup de temps avec les gars de Dood Studio, qui exposaient leur imprimante 3D (un mix open source de Reprap, Ultimaker et Makerbot) dans le ‘village de l’innovation’ du W2C.

Dood Studios au W2C13
Dood Studios au W2C13

Nous avons donc sympathisé, et comme ils cherchaient des modèles à imprimer, je leur ai passé le STL de la turbine que j’avais déja tenté d’imprimer auparavant. Résultat moche, comme avant. Nous avons alors tenté de remodéliser une turbine sur solidworks, et miracle, l’impression est de bien meilleure qualité:

Différents STL
Différents STL. A gauche OpenSCAD, à droite Solidworks. PLA, buse 0,5mm.

Mystère… les objets sont quand même bien similaires à l’écran! Nous avons alors décidé de comparer les STL avec meshlab, et la vérité nous a alors sauté aux yeux:

 

Facettes OpenSCAD
Facettes OpenSCAD
Facettes SolidWorks
Facettes SolidWorks

Le STL pondu par OpenSCAD contient des triangles très fins et très allongés, qui partent tous d’un même point, ce qui perturbe slic3r. Le STL produit par Solidworks est formé de triangles bien plus triangulaires, qui “fonctionnent” clairement mieux !

Je n’ai pas trop d’espoir avec OpenSCAD… Il faudrait pouvoir appliquer une re-triangulation “optimale” de Delaunay à ces “mauvais” STL, mais la mise en pratique me dépasse totalement, tant pis! C’est dommage, car l’idée de modéliser grâce à un script me plaisait bien.

eShapeoko

La découpe, gravure et perçage de plaques de MDF, de 3 à 6mm, est maintenant une opération routinière ici: Je maîtrise (à peu près!) ce procédé 🙂 Les plaques sont fixées efficacement au martyr avec du scotch double face, je fais des coupes de 1 à 1.5mm de profondeur à une vitesse de 100 à 150 mm/minute, selon la propreté de la découpe que je souhaite.

Ma perceuse de 60 watts est toujours un peu faible, je compte sur le Père Noël pour me fournir une défonceuse Bosch de plus grande puissance (600 Watts, ce qui me donnera accès à la découpe d’aluminium).

La fraise est une deux dents, d’origine proxxon, en carbure. Diamètre 2mm.

Coté logiciel, j’utilise Inkscape pour importer des DXF ou créer des dessins vectoriels moi même, puis makercam pour calculer les trajets d’outils, et enfin Grbl Controller pour envoyer les ordres à la machine. Ces logiciels sont gratuits.

Carte de puissance

Première chose, après l’avoir modélisé, j’ai découpé et intégré un boitier en MDF pour la carte de puissance qui commande la machine. Celle ci contient en réalité uniquement les modules Pololu et beaucoup de connectique! La machine est maintenant alimentée en 24V, ce qui me permet des déplacements plus rapides (jusqu’à 3000 mm/min sur X et Y au lieu de 2200, et jusqu’à 200mm/min au lieu de 150 sur Z). L’arduino de commande est toujours “en l’air” mais cela ne devrait pas durer 🙂

Modélisation et résultat
Modélisation et résultat
La carte électronique en place
La carte électronique en place

L’assemblage utilise des écrous logés dans des fraisages dans l’épaisseur du MDF.

Adaptateur d’aspirateur

J’ai trouvé un flexible qui me permet d’aspirer la poussière en temps réel. C’est plus propre et plus pratique! Par contre ce flexible est beaucoup plus fin (18mm) que le tube de l’aspi (35mm). Dans un esprit DIY, plutôt que d’utiliser du scotch (ce qui immobilise l’aspirateur) ou d’acheter un truc, j’ai découpé des trous de diamètres progressifs (18-25-30-35), que j’ai assemblé avec 4 grandes vis M3. Les vis qui dépassent servent à maintenir le tube de l’aspirateur sans avoir besoin de scotch! C’est vachement compliqué pour la fonction, mais ça fait le boulot et c’était sympa à fabriquer!

Cône d'adaptation en 6 couches
Cône d’adaptation en 6 couches

Banc d’équilibrage

Les micro-turbines que je prépare vont tourner à très grande vitesse. Et donc, auront besoin d’être très bien équilibrées. Un balourd entraînerait des vibrations, qui auraient des effets néfastes : bruit, usure des roulements (qui seront mis à rude épreuve par les températures). En me promenant sur le web à la recherche de systèmes d’équilibrages, j’ai trouvé un site chinois qui vend plein de ces appareils. Voici deux exemples qui ont été une “révélation” pour moi:

Système d'équilibrage
Système d’équilibrage
Détails du palier
Détails du palier

Ces photos décrivent tout ce que j’avais besoin de savoir. Il y a un entrainement par courroie souple, une mesure de la vitesse de rotation, un palier à roulements de chaque coté, et une mesure de vibration sur le palier, qui peut être faite avec un accéléromètre. L’objet à mesurer peut être déposé très facilement entre les roulements quel que soit son diamètre, et maintenu avec un troisième galet; ce qui m’enlève de la tête le problème du palier à simple roulement que j’imaginais. Bref, j’étais à coté de la plaque, et voilà qu’on m’y remet!

Une telle machine (ou au moins un proto) n’est pas très difficile à imaginer et à concevoir avec ma machine. En quelques heures de modélisation et de réalisation, j’ai une petite machine pour le genre de turbines que je vais utiliser. Voici quelques étapes de la réalisation:

Détails du palier
Détails du palier

 

Autre vue
Autre vue
Fixation de la roulette supérieure
Fixation de la roulette supérieure
Assemblage final
Assemblage presque final (à droite, avec la roue imprimée)

Les roulements 3x4x8mm sont de récupération dans divers ventilateurs de CPU, et les rondelles de 1mm en laiton sont fabriquées maison par découpe dans un tube laiton de 4mm extérieur attaqué au coupe-tube, puis limées à la bonne épaisseur.

Nous voila donc en bon chemin sur la réalisation des turbines, plastique ou métalliques. Les étapes suivantes seront l’entrainement par courroie et la mesure d’accélération/vitesse, mais nous n’en sommes pas encore là!

Ce qui n’a pas avancé

Electronique et radio
J’y reviendrai dans un article pour demain, sinon celui ci va devenir trop long.

Buses reprap
le mini-tour n’était pas disponible. Normalement je pourrai avancer ce soir

arduino
Il est commandé (auprès d’un vendeur ebay français), et a été envoyé rapidement, mais je n’ai pas de nouvelles. Je vais relancer tout ça…

Avancement sur divers projets

Ces dernières semaines, j’avoue n’avoir pas trop eu envie de mettre à jour mon blog, car il est vrai que cela prend pas mal de temps: ce n’est pas l’écriture du texte qui est longue, c’est la publication, la recherche des photos, leur retaillage, leur insertion, etc. et les tentatives de traduction en anglais. J’ai deux articles à poster en anglais, mais je ne l’ai pas encore fait car je ne suis pas satisfait de la traduction.

Mais bon, à un moment, il faut y aller, “pan”, et poster quelque chose. Donc voila, un point d’avancement sur toutes mes bricoles en cours. En l’écrivant, j’espère qu’il me permettra d’en dégager des priorités.

  • Générateur aléatoire: Pas avancé, pas prioritaire. Comme annoncé, c’était une bricole “one shot”. Si je trouve des idées ou du besoin, j’aurai une base de départ.
  • Fraiseuse eShapeOko: J’ai pas mal avancé sur ce point, j’ai maintenant une broche, et la machine commence à fonctionner. Je sais graver du bois en partant d’un fichier SVG, que ce soit des tracés de lignes ou des “pocket” (surfaces planes fraisées). J’ai construit un début de support pour une caméra, mais ce mode de visualisation n’est pas suffisamment fiable pour se passer d’un oeil, surtout à l’approche de la matière 🙂 Mais je vais le finir rapidement, car c’est quand même un moyen de supervision complémentaire utile. Dans ma todolist proche, il y a aussi la fabrication d’un support de fraises, et d’une roue d’échappement en laiton pour un ami. J’attends qu’il me donne le modèle, qui est cassé, et qu’il doit démonter de son horloge.
  • NFC: j’ai reçu et classé les composants, mais ce circuit TI m’agace avec ses bugs hardware. Je le reprendrai plus tard.
  • Moteurs: J’ai soudé la partie puissance sur un radiateur de PC, il me faut avancer sur le pilotage de la puissance et sur le contrôleur brushless.
  • Turbines: Comme déja présenté, j’ai fait imprimer par Jennyfer quelques turbines en plastique, j’ai en cours un modèle un peu plus grand adaptable à un manchon en PVC du commerce, mais OpenSCAD m’embête en créant de mauvais STL. Je n’ai pas vraiment de solution. Le nouveau modèle de turbine utilisera 4 roulements, car les deux actuels ont un peu souffert. Ce qui m’agace, c’est que ce projet n’a pas de “cible” pour dire qu’il est fini.
  • Clavier miniature: il s’agit d’un ancien projet non présenté, qui consiste à construire une mini-console série transportable. Il y a donc un clavier et un écran. Je n’avais pas avancé sur ce projet depuis longtemps, car je ne savais pas comment améliorer le clavier (pour le moment, une grille de microswitches): maintenant que j’ai une fraiseuse, je vais pouvoir tailler des touches en MDF adaptables sur les microswitches. C’est ce qui m’occupe au moment T, je suis en train d’écrire un script python qui génère le G-code nécessaire (très répétitif), donc un script est parfait pour le générer.
  • J’ai aussi travaillé sur l’ingénierie inverse d’une petite carte électronique, il s’agit de relever son schéma et de reverser le firmware d’un MSP430. Le schéma est presque fini, seules quelques pistes manquent. Ce projet a été l’occasion de faire avancer un outil de désassemblage/reverse engineering non encore publié, que j’ai appelé studis. Il permet de désassembler, définir des symboles, noms de fonction, des commentaires, etc. pour msp430 pour l’instant, mais j’ai déja un désassembleur PIC à moitié écrit, puis je passerai à d’autres microcontroleurs embarqués, à choisir parmi arm,avr,mcs51, etc. Cet outil est capable de travailler à partir de plusieurs formats de fichiers: bin, hex, mais c’est modulaire, d’autres sont prévus.

Je considère que le projet global “imprimante 3D” a plutôt avancé dans la bonne direction grâce à mes essais de fraisage. Je maitrise mieux les déplacements de la machine, son utilisation, ses réactions. Un projet parallèle inclut la mise au point d’une broche maison, mais vu les petits travaux que j’ai à faire, il semble que ma broche actuelle soit suffisante pour un moment. Dans le pire cas, je pense pouvoir m’en faire prêter une, donc ce projet de broche passe sous la pile.

Support caméra
(prototype de) Support caméra
Mini Clavier
Mini Clavier

A plus long terme, les projets brushless et turbines me mènent vers un sujet plus ambitieux, les micro-turbines à gaz. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, il y a beaucoup de protos non fonctionnels sur youtube, du coup je veux réussir cette construction. Pour cela, il va me falloir des roues de turbines de bonnes performances, ce qui m’amène à d’autres sous-projets:

  • Fabrication d’un banc d’équilibrage pour les turbines: à haute vitesse, il est indispensable d’équilibrer les turbines. Pour ce projet, j’ai besoin de mécanique, mais la mise rotation des roues à essayer viendra d’un moteur brushless de type CD-ROM.
  • Etudes sur la chambre de combustion: matériaux, tailles, températures
  • Etudes sur la pression d’air générée par la turbine
  • Conception générale du moteur, et assemblage.

Au bilan : une todolist très diverse et très remplie. Essayons d’y mettre de l’ordre. J’ai déjà souvent dit que la priorité était l’impression 3D, pour me rassurer, je peux me dire que je n’ai pas trop dévié de mes projets importants en faisant du fraisage, car cette expérience est nécessaire. Mais ne nous perdons pas trop dans les turbines, qui sont intéressantes aussi, mais à plus long terme. Je dois donc me reconcentrer 🙁

Que manque t il pour bien avancer en impression 3D?

  • Finir un peu de méca générale sur la machine: je dois usiner une patte pour fixer les fils des moteurs à une DB25. Outillage: j’ai ce qu’il faut. Matériaux: il me manque un martyr, mais je crois que j’ai ce qu’il faut. Logiciel: j’ai tout. Diagnostic: délai court, difficulté facile, à finir au plus vite.
  • Fixation de l’extrudeur: Il me faut fraiser du gros métal, donc Electrolab, et faire de la conception. Étape longue, mais inévitable. J’ai un moteur NEMA17 adapté.
  • Electronique: déja dit, il faut l’ardumega, et réparer le module pololu dont le potentiomètre est HS. Outillage: j’ai. Composants: a commander.
  • Lit chauffant: Toujours pas récupéré de PCB simple face assez grand. Ensuite il faut un martyr à hauteur rectifiée, que je vais devoir acheter (mdf 15mm)
  • Chauffage: j’ai les résistances de puissance. Il faut usiner. Il faut ensuite un FET et du câblage.
  • Buse: il faut tourner du laiton, je pense avoir trouver des pièces modifiables chez BHV. Ensuite il faut percer très fin.

Bien bien, voici donc un état des choses à faire. D’ici la fin de la semaine, je pense faire l’équerre de fixation pour les câbles de moteur, et finir d’installer le PC de pilotage définitif. La semaine prochaine, évolution de l’électronique en vue de l’impression 3D. Au boulot!

Depuis la rédaction de cet article, le support DB25 est prêt à usiner, seul le bruit généré m’en a empêché. C’est la prochaine action!

Support DB25 prêt à usiner
Support DB25 prêt à usiner

Pourquoi Openmakersdaily va changer de nom

Quand, il y a un an, j’ai décidé de faire un blog présentant mes bricolages, il a fallu lui trouver un nom “intelligent”, ou au moins, intéressant. J’ai cherché pendant longtemps une combinaison de mots liés à mon domaine pour en faire une expression sympa: ambiance open source, makers, et travail régulier avec “daily”, un peu comme un journal.

J’ai donc choisi Openmakersdaily, un mot valise composé de 3 mots, 6 syllabes, et 15 lettres, qui correspondait à un ensemble de domaines “com-net-org” encore libre. Je n’ai pas pensé à twitter à ce moment, et j’ai eu une double chance, que ce nom soit libre, et qu’il soit juste pas trop long pour que je puisse m’en servir sur twitter.

Mais je dois avouer que je ne suis qu’à moitié satisfait de ce nom. Avec le recul, je le trouve bien trop long, difficile à prononcer et à retenir, et surtout composé exclusivement de mots anglais alors que mon objectif est de bloguer en français. Mais il avait pour mérite d’exprimer mes objectifs avec ce blog, alors je l’ai utilisé.

Maintenant que j’ai un peu de recul, et surtout depuis que mon activité a pris un petit peu d’ampleur (en grande partie grâce à twitter et quelques rencontres), je trouve que ce nom est de plus en plus difficile à porter:

– Qu’est ce que tu fais?
– Je suis bloggueur en électronique!
– Ha, bien, c’est quoi ton blog?
– Openmakersdaily point org!
– OpenmaQUOI?

Cela s’est produit plusieurs fois et a fini par me convaincre que ce nom n’est pas ce qu’on peut faire de mieux.

Depuis quelques jours donc, j’ai décidé de trouver un nouveau nom. Pas facile, il devait être court, original, disponible sur le web, et représenter les activités que je décris. Toute combinaison de mot aboutissait à quelque chose de trop long, restait les sigles: OMD, ok, mais c’est pas très représentatif. C’est encore plus difficile de trouver un sigle intelligent qui se prononce bien. On n’invente pas “GNU” tous les jours.

Et puis je me suis dit: pourquoi ne pas mettre en avant le fait que je suis radioamateur? Ce hobby représente en fait un grand nombre des valeurs que je décris. Effectivement, je n’ai pas décidé de devenir radioamateur sans raison, c’est une activité qui me convient plutôt bien:

  • les radioamateurs sont les plus anciens makers du monde. Il ne faut pas oublier que le radio-amateurisme a été inventé vers 1900 pour permettre à des particuliers “intéressés” de pratiquer les techniques de la radio, tout justes découvertes par Marconi et compagnie, avec un but éducatif et personnel, à l’inverse des premières sociétés de radiocommunication (comme la Société Française de Radiotéléphonie: SFR, ça vous dit quelque chose?). Ceux-ci ont commencé à radiobricoler dans leur coin, puis au moment où l’Etat a voulu règlementer les télécommunications, ces gens sont allé, un par un, faire valoir leur droit à l’auto-éducation et négocier des autorisations personnelles au Ministère des Postes. L’Etat a toujours accepté et a rapidement fait inscrire ces autorisations dans les lois, à coté des communications de l’Armée et des Entreprises. Les autres pays ont rapidement suivi le mouvement avec l’ONU et la mise en place de l’ITU. C’est une des premières reconnaissances officielles d’un mouvement de fabrication personnelle. Aujourd’hui les Radioamateurs sont reconnus “d’utilité publique” grâce à leur capacité de mise en place d’un réseau de communication indépendant et robuste en cas de catastrophes naturelles.
  • Dans le cadre de mon activité de radioamateur, je fabrique aussi des choses intéressantes qui méritent d’être présentées ici, et je participe à des super projets, ce qui sera intéressant à décrire, et en même temps, les radioamateurs ne sont pas en permanence branchés sur leur micro et leur antenne: Le radioamateurisme est plutot une ambiance, une manière de vivre amicale, qui met en avant la communication et les réalisations personnelles; c’est exactement compatible avec l’objectif de mon blog maker.
  • Mon indicatif radio, F4GRX, fournit un nom court, prononçable, original, et unique que je peux utiliser tel quel pour un site. Je l’ai déja: http://www.f4grx.net, mais il n’est pas activé. Le F initial représente directement la France, exactement comme les indicatifs des avions.

Bref, vous l’avez compris, openmakersdaily.org va devenir f4gr.net. Le site actuel restera en place comme une redirection, et les anciennes URL resteront valides grâce à un petit coup de config htaccess, en suivant bien les conseils de google pour déménager un site.

Pendant un moment, j’avais décidé de ne pas me présenter en tant que radioamateur pour ne pas être “catégorisé”, mais après tout, tant pis pour ceux qui me catégoriseront, un radioamateur se doit d’avoir un esprit ouvert et comme je l’ai déja dit, c’est juste un bricoleur avec un droit d’émettre, donc c’est un bricoleur avant tout. D’ailleurs je pense à l’instant que cela me donnera peut être l’occasion de faire des interviews de radioamateurs intéressants.

Je suis maintenant à l’écoute de vos avis et questions afin que je complète ces explications.

Novena, le laptop open source de Bunnie Huang

Je ne présente plus Bunnie Huang, ce grand hacker et concepteur de matériel libre aux nombreuses réalisations importantes pour le monde du hacking. J’adore le fait qu’il vive pleinement son objectif d’améliorer le monde par la conception électronique.

En décembre, il nous avait présenté son projet courant, un laptop open source. Il faut bien réaliser la difficulté de ce projet: il ne s’agit pas d’un arduino, il faut être capable de comprendre le design complexe d’un appareil récent de haute technicité, en faire un schéma complet incluant des composants en boitier BGA, des bus parallèles haute bitesse à longueur controlée pour la DDR, des paires différentielles USB, SATA, LVDS, etc. C’est pas de la tarte. Tout ce petit monde doit rentrer dans une carte à au moins 4 couches si ce n’est plus.

Le projet a bien avancé. Pour vous en dire un peu plus, je vais maintenant lui passer le micro en vous présentant une traduction de l’article qu’il a publié aujourd’hui.


Nouvelles de Notre Laptop (aka Novena)

En décembre dernier, j’ai blogué à propos du fait que je construis un laptop ouvert. Le message a généré des centaines de commentaires, et j’ai été bien surpris de rencontrer tant d’intérêt.

Pour être honnête, ça m’a un peu dépassé. De plus, beaucoup de gens ne comprenaient pas ce que nous sommes en train de faire, ce qui se voyait aux suggestions du genre “mettez y un Core I7 et un bon GPU nVidia, vendez le pour moins de 1000 euros, et je l’achèterai”.

Plutôt que de tenter de convaincre tout Internet, ou de me laisser distraire par une campagne Kickstarter alors que le projet est très complexe et particulièrement risqué, j’ai décidé de rester discret et de me concentrer sur ce que je fais le mieux – hacker du hard.

Donc malgré le manque de nouvelles par ici, le projet est toujours bien vivant et actif. Tous nos progrès ont pu être suivis via nos repository git et sur notre wiki. Il y a aussi un forum de discussion, même si je n’y passe qu’environ une fois par mois. Le déroulement de la mise sous tension de la carte et la matrice de validation des fonctionnalité se trouve ici, et la liste des modifications entre le prototype de validation électrique (EVT)  et le prototype de validation de la conception (DVT) est documentée ici. Nous nous sommes également amusés à écrire du code pour calibrer les délais de propagation sur le bus DDR3 pour quelques modules SO-DIMM.

NDT: Bunnie nomme “EVT” (engineering validation test) la version initiale de la carte, et “DVT” (Design validation test) la version révisée de la carte.

La version “trop long; rien lu” de ce qui se trouve dans le wiki est donc : la carte a subi une révision majeure et a reçu quelques améliorations qui, je le pense, ont véritablement affiné la vision que nous avons de ce projet.

Le FPGA

Pour moi, la présence du FPGA est un vrai point de différenciation, donc je l’ai boosté; la carte DVT intègre maintenant un plus gros FPGA, un Spartan 6 LX45, doté d’une alimentation améliorée. Je veux être capable d’utiliser le FPGA comme un coprocesseur, ainsi que pour l’acquisition de données; je lui ai donc ajouté un buffer de 2 Gbit de DDR3 (256 Mo), connecté par un bus à 800 Mtransferts/seconde sur 16 bits. Pour finir, je veux pouvoir brancher divers modules d’acquisition de données à haute vitesse, donc j’ai laissé tomber le connecteur Raspberry Pi et les E/S analogiques à basse vitesse; tout le bloc est remplacé par un simple connecteur d’extension à haute vitesse. Ce connecteur met à disposition 21 paires différentielles, ainsi que quelques lignes simples. C’est suffisant pour connecter deux ADC 8 bits à 500 Msps au FPGA, ce qui en fait un système d’acquisition particulièrement correct (NDT: permettant de faire du SDR très large bande, par exemple).

L’affichage

Pour moi, il est très important d’avoir beaucoup de pixels sur mon portable. Nous avons donc révisé l’interface LCD pour qu’elle soit facilement améliorable et remplaçable en utilisant des cartes d’adaptation en mezzanine. Le premier adaptateur que nous avons conçu permet de piloter un écran Retina. Nous utilisons maintenant un écran LG LP129QE de 12,85 pouces, d’une résolution de 2560 x 1700 pixels, (soit une densité de 239 PPI), avec des couleurs en 24 bits. Il est vraiment magnifique.

On voit ci-dessous à quoi ressemble la carte mezzanine. Le circuit flex fait sur mesure transfère un double bus LVDS de 24 bits, l’alimentation, le PWM pour le rétroéclairage, un bus I2C et USB. La carte contient un circuit convertisseur de LVDS vers DisplayPort, et elle se connecte à l’écran par ces nouveaux micro-câbles coaxiaux genre IPEX.

J’ai déja passé du temps sur le design industriel (NDT: la mise en boite!) mais je ne suis pas encore prêt à partager ces détails avec tout le monde; je dirai seulement que le boitier sera fait de cuir et d’aluminium, et qu’il est fait pour être ouvert, accessible, et facilement adaptable aux futures versions de la carte mère.

En attendant, nous développons sur le système dans un état “explosé”. L’image ci-dessous montre tous les composants essentiels connectés et en fonctionnement; le clavier/souris, LCD, disque dur, carte mère, le tout exécutant son propre environnement de développement. Le bureau affiché est un Ubuntu armhf de base avec notre propre noyau personnalisé, mais cette décision est loin d’être finale; nous testons un large choix de distributions pour vérifier leur compatibilité et leur praticité.

Le boîtier routeur

Beaucoup de gens ont montré de l’intérêt pour utiliser le Novena en tant que routeur sécurisé — pour beaucoup de gens du métier, l’ouverture du système est un argument déterminant. A cette fin, nous avons conçu un boitier de conversion qui permet d’intégrer la carte mère dans un design qui rappelle un routeur conventionnel.

Le disque dur de 2,5 pouces donne une idée de l’échelle.

Le dessus est en aluminium anodisé, et la plupart des vis sont décoratives. Au départ, je voulais rappeler l’ambiance des monolithes noirs mystérieux et m’amuser à cacher les vis. A l’inverse, les vis sont maintenant présentées clairement, comme pour inviter l’utilisateur à les dévisser pour ouvrir l’objet. “Il n’y a rien de magique dans cette boite. Ouvrez moi et vous comprendrez.”

Ci dessus un routeur sans son couvercle et tous les ports connectés. Pour les partenaires avec qui je travaille, afin réduire les coûts, il est probable que nous ne câblerons que les les deux connecteurs ethernet, l’USB OTG et l’alimentation.

Le premier hack (Le Romulator)

Le Novena DVT a déja été mis à contribution pour nous aider dans nos projets de hacking. Nous avons implémenté un “romulator” grâce à la combinaison de l’interface haute vitesse, du FPGA et de la DDR3.

L’idée est d’émuler de la flash NAND en temps réel et en circuit, en utilisant le FPGA et la DDR3. Le FPGA émule fidèlement le circuit NAND, dont le contenu peut être visualisé et modifié en temps réel par le CPU i.MX6 — la DDR 3 a des tonnes de bande passante, et le macroblock DDR de Xilinx est configuré pour fournir 4 ports virtuels à la RAM. En plus, 16 Mo de DDR3 sont réservés à la capture du trafic NAND, comme un analyseur logique, ce qui nous permet d’explorer l’historique de transactions complexes, et de comprendre ce qui s’est passsé et ce qui a foiré.

Une petite carte en circuit imprimé flexible est directement branchée dans le connecteur d’extension haute vitesse. La carte est suffisamment fine pour être soudée directement sous un chip de flash pour une surveillance passive, ou directement sur la carte mère cible pour une émulation active.

D’autres cartes seront conçues pour ce port. Ma liste inclut une carte ADC rapide, des variantes pour l’acquisition de signaux digitaux, et des blocs PHY (transceivers) pour des bus standards tels que l’USB ou le HDMI.

Conclusion

Pour conclure, nous nous amusons bien à construire le portable que nous avons toujours voulu — il se situe maintenant entre un oscilloscope scriptable en python, un analyseur logique, et un laptop. Je pense qu’il va se révéler être un outil indispensable au hacking, particulièrement pour l’analyse de signaux qui demandent de conserver la synchronisation entre plusieurs couches de protocoles, des conditions de déclenchement complexe et/ou des stimuli en retour.

En ce qui concerne la question inévitable de la commercialisation, et pour combien… une fois que nous aurons terminé la construction du système (et “terminé” est très vague —  franchement, je pense que ce projet est continuellement en cours de développement et d’amélioration), je mettrai l’appareil à disposition d’acheteurs qualifiés. Parce qu’il est open source et un peu délicat à prendre en main, j’hésite à vendre ce projet à tous ceux qui ont juste besoin d’un laptop. Je m’inquiète des acheteurs qui ne comprennent pas que le mot “ouvert” nécessite aussi de mettre un peu la main à la pâte pour que tout fonctionne, et que les choses sont continuellement en développement. Ceci pourrait aboutir à un taux de retours important, ou à passer les quatres prochaines années de ma vie coincé à faire du support technique de base au lieu de faire du développement; aucune de ces deux options ne m’intéresse. Je pense donc que le formulaire d’achat sera un programme python ou javascript qu’il faudra modifier correctement et soumettre via github; ou alors je vendrai juste le kit de composants, ce qui ciblerait uniquement ceux qui savent où ils s’aventurent, et qui savent RTFM (lire le put…n de manuel). De manière très probable, le prix sera celui qu’on s’attend à payer pour un oscilloscope numérique qui restera des années dans le labo, pas pour un vulguaire “merdable” qui sera à la poubelle dans un an. Pensez à cet ordi comme un “bijou de famille”.

Enfin bref, voila le point d’avancement. Je repars hacker!


Le mot de la fin: Tout bien compris, merci Bunnie pour tout ce que tu fais pour la communauté des hackers. Je commence à économiser…

Le futur de l’impression 3D

J’ai passé la soirée à l’évènement “Objets de la Nouvelle France Industrielle”, 4e saison. C’est une conférence organisée au sein du Ministère des Finances, à Bercy, par notre ministre du redressement productif. Je n’y suis pas allé pour ce personnage (je préfère me tenir loin des débats politiques, je me méfie de ce domaine; j’ai mon opinion basée sur mes convictions, je participe à mon devoir civique, et nous ne sommes pas là pour parler de ça). J’y suis allé avant tout parce qu’on y parlait d’impression 3D, et aussi de vêtements “intelligents”, de matériel audio “HD” et de cuisine “du futur”.

Cet article se concentre sur l’impression 3D, je parlerai du reste dans un autre article.

La conférence était présentée par Raphael Gorgé, qui dirige le groupe Gorgé avec son père. L’accent est mis sur la taille intermédiaire de la société (millier de personnes), son approche familiale, sur l’activité technologique, etc. J’ai trouvé cette personne particulièrement charismatique, très claire, de bonne prestance, sans négliger un humour fin, et une bonne répartie.

Cette société a récemment acquis l’entreprise Phidias Technologies, qui a développé une technique d’impression 3D ma foi très intéressante. Celle ci couple la stéréolithographie, une technique très précise mais très lente, avec la technique du DLP (qui fait fonctionner les projecteurs vidéos), mais avec une amélioration notable: la tête d’impression DLP peut se déplacer, ce qui permet d’imprimer des objets beaucoup plus gros, bien plus rapidement. Les caractéristiques techniques de cette “super imprimante 3D” peuvent se résumer en quelques points:

  • Grande résolution, ce qui permet d’imprimer des objets précis. On parle de quelques dizaines de microns, ou mieux.
  • Grand volume d’impression, ce qui permet d’imprimer de grands objets, ou bien une grande quantité de petits objets en une fois
  • Grande vitesse, ce qui permet d’être compétitif d’un point de vue industriel.

Cette technique pourrait bien réunir deux univers qui pour le moment sont disjoints:

  • le domaine de la fabrication des prototypes, qui permet de fabriquer rapidement des objets en très petite quantité, avec un prix élevé.
  • le domaine du moulage par injection, qui permet de produire rapidement et à bas coût de grandes quantités d’objets identiques (avec un gros investissement initial pour le moule).

Ainsi, on arrive à une capacité de production imprimée raisonnable, sans pour autant sacrifier un point important: la possibilité de personnaliser la production. En effet, rien n’oblige à imprimer plusieurs fois le même objet.

Le concept intéressant, c’est donc d’avoir réussi à faire une imprimante plus grande, sans sacrifier la résolution. Une grande partie de l’intérêt est dans la présentation et dans l’exploitation, et non dans la technique elle même: au lieu de présenter une machine pouvant imprimer de gros objets précis, on présente la machine comme pouvant imprimer simultanément une série d’objets. La technique requise est bien entendu commune, mais pas l’objectif.

C’est un des points importants que j’ai découvert en grandeur nature ce soir. Aucun projet que j’ai découvert ce soir n’est techniquement innovant. Par contre, les usages présentés le sont.

Linux sur la calculatrice Nspire

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’enthousiastes s’affairent autour des calculatrices de Texas Instruments, car elles permettent des formes évoluées de programmation en C et en assembleur (c’est avec ces calculatrices que j’ai débuté la programmation dans ces langages, pendant mes années de prépa…). De nombreux jeux et programmes utilitaires ont été développés, malgré les nombreuses restrictions mises en place par Texas.

Plus récemment, Texas Instruments a cessé de développer sa gamme de TI-89 et TI-92+ pour sortir un nouveau modèle, bien plus puissant que l’ancien: la gamme des TI-Nspire. Cette calculatrice est restée longtemps hors d’accès de la communauté des développeurs indépendant, jusqu’à ce que le voile se lève peu à peu, aboutissant au projet Ndless, qui permet d’écrire des programmes en C et assembleur sur cette calculatrice.

TI-68k TI-Nspire
Apparence  TI-89v200 ti-nspire
CPU  68000 @ 16 MHz  ARM926 @ 90 MHz
Mémoire RAM  256 kB  32 MB
Mémoire Flash  2/4 MB  32 MB

Table: Comparaison des générations de calculatrices TI programmables

 

Avec ces capacités nettement plus évoluées, des projets de plus grande envergure ont pu alors voir le jour, tels que des centaines de jeux et utilitaires de grande qualité, mais également un émulateur de Game Boy, sublimé par la version couleur de la NSpire, et plus récemment: Linux.

C’est effectivement Linux qui a pu être porté par “tangrs” en Novembre 2012, un des développeurs les plus actifs de la communauté NSpire.

Aujourd’hui, j’apprends que nspire-linux va supporter l’architecture “device tree” qui vise à créer un Linux universel pour tous les ARM (de la manière à ce qui existe aujourd’hui dans le monde du PC), et que le prochain but est l’intégration officielle de la version nspire dans le Linux “Standard” (mainline).

Mes plus grandes félicitations à tous ces développeurs passionnés et acharnés. Pour les avoir suivi, je sais que la route a été longue.