Un commutateur audio

Aujourd’hui nous réalisons un appareil qui répond à un besoin exprimé par mon épouse, compositrice, qui enregistre ses propres musiques au piano:

Il faut pouvoir commuter un haut parleur entre, d’un coté, le piano, et de l’autre coté, l’ordinateur familial.

Le principe est très simple, un petit boitier contiendra 3 jacks stéréo et un inverseur à deux circuits. En prévision, je construis un double inverseur, qui utilise donc 6 jacks et deux inverseurs.

La première étape est le percement du boitier pour faire passer toute la connectique. Il faut faire des tracés pour positionner les éléments. Pour ne pas abîmer le boitier, j’ai choisi de faire ces tracés sur du scotch, collé au boitier. De cette manière, en enlevant le scotch, les tracés disparaitront totalement. Voici ce que ça donne pour le couvercle:

Audio switch : traces de dessins
Les tracés au feutre sur les zones scotchées

Pour lire toutes les étapes de cette réalisation, c’est par ici!

Réparer un jack grâce à l’impression 3D

L’impression 3D, ça sert à tout!

“Carsonlau” s’est fait arracher la prise jack de son casque par un voisin indélicat dans un avion.

Il a recréé un modèle 3D de son jack, ainsi qu’un moule en deux parties. Avec du caoutchouc silicone modelable “Sugru” il a pu très facilement reconstruire un jack au bout de son câble.

L’effet est bluffant, cela n’a rien à voir avec un jack de remplacement acheté en magasin de bricolage! La partie anti-arrachement est particulièrement réussie, c’est ce qui manque habituellement sur les jacks du commerce.

Voici ce que ça donne, ainsi que le lien original, et l’article sur MAKE.

Moule pour jack
La CAO du moule imprimé en 3D
Jack made with sugru
Le résultat après démoulage. Bluffant!

9 Octobre 1962: L’invention de la LED visible

Le 9 Octobre 1962 est un jour à retenir dans l’histoire de l’électronique:

C’est le jour où Nick Holonyak, ingénieur de la General Electric, fit la première démonstration d’une LED émettant de la lumière visible, rouge.

First LED by Nick Holonyak
La première LED visible

 

C’est la découverte du matériau “miracle”, le GaAsP, alliage de gallium, d’arsenic et de phosphore, qui a rendu la chose possible. Au contraire du silicium, ce semi-conducteur peut émettre de la lumière. Cette réalisation s’est accompagnée d’une meilleure compréhension de la physique quantique et de la structure de la matière solide. Elle a aussi contribué à l’invention du Laser, qui équipe nos lecteurs CD/DVD.

Cet article de Wired présente cet inventeur, avec une belle vidéo, dans la langue de Shakespeare.

Dans cette vidéo, Nick Holonyak présente l’histoire de la découverte, son excitation quand son équipe a réussi à produire la première LED à lumière visible (jusque là, les expériences produisaient de la lumière infrarouge, qui est invisible) et explique qu’il a rapidement compris les implications énormes de la génération de lumière électronique, sans se baser sur les ampoules à incandescence: leur faible prix et leur efficacité promettaient de nombreuses applications.

Il exprime également sa surprise et sa satisfaction devant la miniaturisation de l’appareil qu’il a inventé, qu’il n’avait pas imaginé aussi réussie.

Pour finir, il nous décrit son enfance, pendant laquelle ses parents lui ont donné un couteau pour bricoler, qui lui a souvent servi lorsqu’il a voulu fabriquer des choses dans son enfance. On comprend que son enfance a été très créative. A la fin de la vidéo, il nous donne une leçon de vie qui me touche particulièrement, moi qui essaye de vous faire partager le plaisir du bricolage libre, je transcris les derniers mots qu’il exprime dans sa vidéo:

“Learn more, do more, build more… reveal more !”

Ce qui signifie, “il faut apprendre plus, réaliser plus de choses, construire plus de choses, révéler plus de choses”.

 

Révéler plus, c’est exactement de quoi est faite l’électronique libre. C’est bien en démontant des objets, en apprenant comment ils sont faits, en les modifiant, en les analysant, qu’on comprend leur fonctionnement et qu’on fait avancer la technologie, et qu’on peut mieux partager les bénéfices de la technologie.

Des LEDs modernes
Des LEDs modernes (Wikipédia)

 

Vite fait: Apprenons à développer sur ARM avec Texas Instruments

Texas instruments propose depuis quelques semaines une promotion très intéressante sur sa carte de développement Stellaris LM4F120. C’est une carte de développement avec un microcontroleur ARM et les composants indispensables, sur une carte électronique utilisable pour bricoler, le tout pour 5 dollars.

Cela me semble parfait pour aborder le développement embarqué sur une plate forme 32 bits moderne. La carte a les fonctionnalités suivantes (description complète, description du kit):

  • CPU ARM Cortex M4 à 80 MHz, avec 256Ko de flash et 32Ko de RAM
  • Interface USB 2 (micro-B, le cable est fourni) avec un PC
  • Interface de débogage intégrée sur un autre port USB
  • Interface “Booster pack” similaire à l’Arduino pour pouvoir connecter ses propres montages additionnels
  • Des LEDs et des boutons pour les tests
  • de l’I2C, UART, CAN, ADC,  interruptions…
Carte Stellaris Launchpad de Texas Instruments
Carte Stellaris Launchpad de Texas Instruments

Je m’en suis procuré une, nous verrons comment nous en servir quand je l’aurai reçue, courant novembre apparemment.

Un des défis sera de la programmer avec la chaine d’outils libres GCC, au lieu de compter sur les outils payants de Texas Instruments.

Il vous faudra comprendre l’anglais un minimum pour passer commande, le paiement se fait par carte ou paypal, et il n’y a pas de frais de port!

 

C’est ici que ça se passe pour commander votre launchpad stellaris LM4F120!